« Belleville city » de Yannis Tsikalakis, en librairie

lundi 22 avril 2019, par Menil.Info

C’est Belleville, sans filtre Instagram. Dans son premier roman, Belleville City, Yannis Tsikalakis raconte le quartier par ses petites rues et ses écosystèmes alternatifs.

Ancien journaliste, passé par des associations en Afrique de l’Ouest, il a grandi à Athènes dans une famille gréco-française. La barbe grisonnante et la peau mate, on le retrouve au Lou Pascalou, un bar-QG des habitants de Ménilmontant.

Passé par le master de création littéraire de Paris 8, l’auteur a 38 ans et une vie calme de jeune papa. Il signe pourtant un premier roman haletant, entre deals, crime et fresque acide autour de la gentrification du quartier.

Pourquoi avez-vous choisi de planter votre roman dans le 20ème arrondissement ?

Yannis Tsikalakis : J’y ai habité 10 ans. Pour moi, c’est le coin le plus intéressant de Paris. On est au carrefour entre bobos et cités, entre immigrés et descendants d’immigrés. On a les cités de Belleville, de Ménilmontant, de la Banane [Père Lachaise, NDLR]. Et puis on a aussi ce truc qui monte, après les bars d’Oberkampf, avec une population plus bourgeoise. J’ai voulu parler de ces dualités, de ces rencontres, entre les cités d’une part, et Belleville de l’autre. C’est un quartier qui permet de raconter les rapports sociaux et culturels entre les gens à Paris. Dans le roman, par exemple, il y a le mariage mixte d’Issa et sa compagne française, le mariage gris de Manuela et Jean-Jacques… J’avais envie de parler des rapports Nord-Sud, et des ambiguïtés matérielles qui peuvent exister (...)

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